La sophistication du discours patrimonial et la spécialisation croissante du domaine du savoir qu’il balise modifient le mécanisme symbolique du patrimoine: parallèlement aux transformations du champ lexical, on peut observer un matérialisme patrimonial qui, dicté par des normes règlementaires et une gouvernance de proximité, semble compromettre la « relique » au profit de nouvelles conceptions de ce que serait le patrimoine et de ses usages. Cette lecture permet d’entrevoir des enjeux peu discutés de la patrimonialisation contemporaine dès lors que l’on assume, bien sûr, que le patrimoine n’est autre qu’une représentation.