Certains « écrivains de la deuxième génération » sont accusés de rompre d’avec les normes canoniques occidentales. Tel est le cas de Kourouma dont les écrits comporteraient des distorsions morphosyntaxiques, des ruptures syntaxico-énonciatives à même de nuire à la compréhension du message. Avec Madeleine Borgomano, on trouve une justification en ces termes: « Les littératures nées dans ces pays [africains] éloignés et très différents de la France à tout point de vue, se sont développées de façon originale et de plus en plus autonomes. » Cette spécificité de la littérature africaine est diversement interprétée comme une interférence linguistique sinon, une transgression faite à la norme. Ce fait linguistique explicite le thème de la transfrontalité que nous abordons selon une linguistique du discours mettant en œuvre des paradigmes lexicaux.